le blog du petit cheval blanc

dimanche 16 septembre 2007

L’histoire du poulet mort, « el pollito muerto »

Ça s’est passé hier soir, peut-être à l’heure où nous chantions la Marseillaise sur les marches de l’église de Tamulté. Non par réaction patriotique, en ces temps de fête nationale mexicaine, seulement parce qu’un groupe de jeunes, amusé par notre présence, nous bombardait de questions diverses et variées (Vous savez dire « Bonne nuit » en anglais ? Quelle taille tu fais ? T’es la cousine de Britney Spears ?), parmi lesquelles : Vous pouvez nous chanter votre hymne ? Donc, peut-être à cette heure où nous chantions cet hymne que nous n’avons pas l’habitude de chanter, il s’est passé la chose suivante. Un jeune poulet s’est mis à hurler dans le patio de Doña Ofelia. Elle a accouru mais en vain. Il était trop tard : le poulet était mort, la gorge en sang. Elle n’a eu le temps que d’apercevoir une bête filer dans la nuit. « Peut-être un rat » dit-elle. Depuis, le corps du poulet est passé de la table - nature morte inspirante pour Guillaume – au sol où il gît encore dans un coin. Mais le mystère reste entier: qui a tué le poulet hier soir, alors que nous chantions « qu’un sang impur abreuve nos sillons » ? Quoi qu’il en soit, le dessin de Guillaume a beaucoup fait rire Doña Ofelia, laquelle n’a pas oublié depuis mon premier séjour que cet animal se dit « poulet » en français. Moi, je n’ai pas oublié qu’on le dit « pio’ » en yokot’an.

De Teotihuacán à Tamulté de las Sabanas...

Nous voici arrivés dans notre village d'adoption !

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