le blog du petit cheval blanc

dimanche 30 septembre 2007

Le tournage commence...

Par une chaude après-midi de septembre – nombreuses à Tamulté, il est vrai – Gaël quitte seul le gîte. Direction : El Parque, le centre névralgique de Tamulté de las Sabanas. On y trouve aussi bien des évangélistes à la musique envahissante que des pochimobils – des mobylettes tirant de petites carrioles emportant les passagers vers les différents coins du village – conduites par des jeunes aux cheveux gominés. Mais aussi et surtout, c’est le lieu de prédilection pour rencontrer les anciens du village. Callés à l’ombre de quelques arbres ou au pied de la mairie, ils sont là, assis, observant, discutant. C’est ainsi que commence le tournage du documentaire que nous avons en tête depuis maintenant presque deux ans : Gaël discutant avec les anciens.

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Première sortie en bateau

Nota bene : Suite à une petite erreur de manipulation, nous avions supprimé ce message. Je profite donc de mon passage au cybercafé pour le remettre bien qu'il ait été rédigé par Gaël il y a bien 5 jours maintenant...

Dimanche dernier, nous n’étions pas en grande forme à l’heure du réveil. Justement nous venions d’investir dans un réveil, il fallait être à l’heure au rendez-vous. Le professeur Roldan nous avait conviés à une promenade sur le fleuve Grijalva, à partir du village de Chilapa, proche de Tamulté. Chacun avait ramené son mal de ventre et il était difficile de faire honneur aux tamales (genre de papillotes fourrées à la pâte de maïs et à la viande cuits) servis au petit déjeuner. Partis chercher de l’essence, nous passons aussi chez des amis du professeur qui élèvent des coqs de combat (même si c’est illégal) et nous avons droit à une petite démonstration. Impressionnant de violence, même si nous connaissons déjà la férocité de ces bêtes-là (voir le billet sur le vilain coq). Repartis, après une demi-heure de voiture, nous voilà bientôt à l’embarcadère. A peine montés à bord, nous nous sentons légers. Le fleuve glisse sous la barque motorisée et nous profitons de bonnes bouffées d’air frais. Rien de tel pour nous remettre en forme. Mais c’est sans doute la beauté du paysage qui nous sert de meilleur médicament. Rives bordées de cocotiers et de maisons colorées, envolées d’oiseaux, groupes de pêcheurs. Ce travelling inspire notre caméra. Mais le plus beau est à venir. Nous arrivons à la Lagune du Vent, un immense miroir d’eau parsemé de plantes aquatiques, une véritable petite mer qui nous met en extase. Nous voilà définitivement guéris !